Couverture de Le mystère Anna Grool

Roman psychologique surnaturel · Extrait offert

Le mystère Anna Grool

Alain Boulot

Un livre ancien semble connaître Anna mieux qu’elle-même.

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Chapitre 1

Une jeune fille solitaire

Anna est une jeune fille à la beauté saisissante. Ses longs cheveux noirs encadrent un visage aux traits fins et délicats, et ses yeux noirs brillent d’une intelligence vive. Elle a une allure gracieuse et élégante, qui attirent les regards où qu’elle aille. Mais, derrière cette apparence séduisante se cache une personnalité complexe. Anna est une fille solitaire, qui préfère la compagnie de ses livres à celle des autres. Elle a un esprit vif et curieux, toujours en quête de nouvelles connaissances et de nouvelles aventures. Malgré son apparente assurance, Anna est depuis toujours rongée par des doutes et des questionnements. Elle se sent souvent incomprise et peine à trouver sa place dans le monde. Mais, elle ne se laisse pas abattre pour autant, et continu à avancer avec détermination, portée par ses rêves et ses aspirations. Anna a toujours aimé les livres. Pour elle, ils sont une source d’évasion, un moyen de s’émanciper de son quotidien et permettent de vivre des aventures extraordinaires. Parfois, en pleine nuit, elle se réveille en sueur, surtout depuis qu’elle a lu un livre de fiction « Une fille perdue », elle s’oblige, pour se rendormir, à relire un passage. Elle connait cette histoire par cœur, mais à chaque fois, elle a le même plaisir. Depuis qu’elle dévore des livres, c’est la première fois qu’un récit la perturbe autant, ou alors c’est l’accumulation de la fatigue de son année scolaire. Pas à cause des études, mais de ses collègues de classe, qui la taquinent sans cesse, car elle travaille trop selon eux. Mais, Anna qui a du caractère, ne se laisse pas faire, et cela engendre un stress permanent. Sans compter la question de son orientation, qu’elle n’a toujours pas clarifiée, au grand désarroi de ses parents et de ses professeurs. Anna est solitaire, elle ne partage pas son ressenti sur un livre, encore moins en général d’ailleurs. Même son entourage proche ne peut pas dialoguer avec elle. Pourtant, elle n’est pas autiste, enfin à ce qu’en disent les spécialistes, car ses parents se sont inquiétés dès son plus jeune âge à cette caractéristique de sa personnalité.

Anna poursuit par ailleurs de brillantes études, elle a obtenu son BAC avec mention très bien. Cependant, le choix d’une université n’est pas dans ses plans, au grand désarroi de ses parents à la condition modeste. Son père qui voit l’impact financier plus que l’avenir de sa fille en jeu, ne se formalise pas plus que cela de la nonchalance de sa fille, qui est bien parti pour faire une année sabbatique, sans rentrée prochaine dans une université.

Dès le premier jour de vacances, elle s’est presque enfermée dans sa chambre, se limitant au minimum de dialogue avec ces parents :

– Pas d’assiette pour ma part, je n’ai pas faim !

Au début, ils mettaient cela sur le compte du stress des examens, et comme elle a réussi avec brio, ils ont décidé d’un commun accord de ne pas lui mettre la pression.